Rafik El Kamel fait partie de la génération des peintres qui ont consommé la rupture avec un art qui a dominé les esprits depuis l'orientalisme.
L'école de Beaux Arts de Tunis, instituée depuis 1951 et où l'enseignement se caractérisait par un académisme décadent commençait dès les années 1965 à produire ses anticorps : sa génération de dissidents. La première génération fut celle des années 67.
Ce groupe séjoune à Paris dans le cadre d'études complémentaires et fera l'écho de la vie artistique parisienne ignorée jusque là en Tunisie. Inutile de décrire l'engouement que cela a suscité auprès des jeunes étudiants des Beaux Arts avides d'ouverture, compte rendu des limites et de leur enseignement.
Rafik fut parmi ceux qui ont rêvé l'occident à travers l'information et l'image, et ce depuis ses années d'études.
Source : http://www.orient-lib.com