Marie Ferranti

C’était en des temps très anciens. Les femmes, le soir, conversaient à voix basse. Les enfants jouaient en silence. Elles se tenaient sur des terrasses fleuries de géraniums et de roses trémières. Puis à la lueur de la lampe, elles prenaient le chemin emprisonné, soulevaient la pierre d’ardoise où la grosse clé de la maison était cachée, ouvraient la porte qui grinçait sur ses gonds, la refermaient et remerciaient le ciel de leur accorder une nuit de repos avant d’entamer le dur labeur du jour à venir.
Marie FERRANTI
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